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Utilisation et interprétation des données
Dernière mise à jour des données : été 2024
1.1 | Données incomplètes
Les listes d’espèces présentées dans ce document ont pour objectif de servir de base à une réflexion de type “plan espèce”, mais ne peuvent pas être considérées comme exhaustives pour les raisons suivantes :
Les données brutes sont elles-mêmes incomplètes : Elles sont issues des données d’observation encodées sur divers portails. Une espèce « absente » sur le territoire peut donc simplement être une espèce non-observée/non-encodée, encodée après extraction des données (été 2024), ou pour laquelle les données ne sont pas accessibles librement.
Un filtre a été appliqué sur les données pour ne garder que les plus pertinentes. À savoir, celles qui remplissent au moins une des conditions suivantes :
N’hésitez donc pas à compléter la liste en vous renseignant auprès de naturalistes locaux, ou en consultant d’autres plateformes (p. ex : GBIF).
1.2 | Imprécision géographique de certaines données
Autant pour INaturalist que pour les données du DEMNA/SPW, les données de certaines espèces sont « floutées » : les coordonnées géographiques sont ramenées au centre d’une maille (en général, aux alentours de 4x4km). Elles peuvent donc présenter un certain degré d’imprécision, qui implique qu’une espèce renseignée sur la commune peut en réalité se trouver dans la commune voisine. Cela n’empêche pas de prendre en compte l’espèce dans la réflexion territoriale, et d’éventuellement faire des inventaires plus poussés avec des naturalistes locaux.
Les colonnes “Types d’action”, “Commentaire” et “Actions existantes” sont tirées du document “Actualisation des listes rouges wallonnes des espèces menacées, pour les groupes d’espèces amphibiens, reptiles, oiseaux et chauves-souris” du département Études de Natagora.
Voici un extrait du document à ce propos :Les catégories d’actions définies sont les suivantes (vous les retrouverez en glissant votre souris sur la case “Type d’action” dans les tableaux) :Un « Plan d’Action Espèce » est un document qui permet d’identifier les mesures à prendre pour restaurer les populations de l’espèce visée et qui rassemble des informations sur le statut, l’écologie et les menaces susceptibles de l’impacter (European Commission, 2021). Les plans d’action espèce récemment développés au niveau wallon définissent aussi un objectif à atteindre et identifient les sites sur lesquels mener les actions en priorité. […] Nous voyons le présent exercice comme une manière complémentaire d’identifier, en dehors de la contrainte légale imposée à la Wallonie par [les directives oiseaux et habitats], pour quelles (autres) espèces il serait prioritaire de mettre en place un processus de « Plan d’action espèce ».
Les Plans d’Actions Espèce sont plus qu’un simple document, c’est aussi et surtout une liste d’actions concrètes qu’il faut coordonner pour garantir l’accomplissement des objectifs. Idéalement, pour y arriver, une coordination s’avère nécessaire. […] Pour certaines espèces, généralement moins menacées ou plus répandues sur le territoire, un « plan d’action » peut toutefois simplement être assimilé à un « guide pratique » très concret, à destination des acteurs de terrain de la conservation de la nature, afin qu’ils s’en emparent et puissent mener des actions au niveau local (à l’échelle d’une commune, d’un groupe local, d’un parc naturel…).
Type 1 - Les espèces pour lesquelles il est prioritaire de développer un plan d’action spécifique avec animation centrale (une coordination qui stimule les acteurs, les oriente, les conseille, et assure un suivi du plan).
Type 2 - Les espèces à intégrer dans un plan d’action multi-spécifique visant la protection d’un habitat particulier (ou un type d’action particulier). L’animation centrale est axée sur un habitat naturel ou semi-naturel ; le plan d’action implique des mesures communes pour plusieurs espèces nécessitant la même approche.
Type 3 - Les espèces pour lesquelles un plan d’action de type « catalogue pratique d’actions favorables » est utile, sans nécessité de coordination centrale. Pour ces espèces, il faut proposer des mesures simples à mettre en œuvre dans le cadre d’une dynamique locale.
Type 4 - Les espèces pour lesquelles il n’est pour l’instant pas prioritaire de développer des actions de conservation en Wallonie. Cela ne veut bien entendu pas dire qu’il ne faut rien faire pour ces espèces, notamment dans le cadre de plan de gestion de sites ou au regard des obligations légales de la Belgique (exemple d’une espèce considérée comme non prioritaire en Wallonie, mais serait présente dans une annexe utile des directives nature).
Davantage d’informations sont disponibles dans le document source.